keltia

Miss Barbarie

Non rien n'à voir avec Barbie (même si le titre ressemble un peu). Aujourd'hui, mes amis (quéé style), je vous parle de la tendance Tribal Chic.

 

J'aime la mode, j'aime être chic.

Je l'avoue, je le clâme, je suis une fashion-addict (ça rime presque !).

Pour moi, c'est un réel plaisir. M'offrir de temps en temps L'accessoire, LA veste, LE nouveau fard à paupière un tel. Je n'en ai pas honte. Pourquoi en aurais-je ? Je me fais plaisir sans faire de mal à personne.


Ce qui m'afflige en revanche, ce sont les fashionista qui, sans doute aveuglées par les paillettes, relookent un proverbe bien connu en : « La mode rend aveugle » et stupide, accessoirement.

Ainsi, on voit progressivement débarquer une sorte de vague que j'appellerais « Tribal-Chic ». Le concept : retour au Sauvage, à la véritable liberté, aux racines, réveil du barbare qui sommeille en chacun de nous (avec son gourdin, griffé Dior, comme oreiller).

Ceux qui me connaissent le savent, ce genre de trip ne doit pas me déplaire. J'avoue, sur le principe, non. Même s'il y a quelques temps, la tendance « tribal tatoo » m'a affligée. Ou le débarquement d'une armada de minettes, ornées de parures Maori et complètement dépassées par la portée spirituelle des symboles qu'elles véhiculent.

Soit.

Là où le bas (dim) blesse (oui je sais c'est le « bât » normalement !), c'est quand on en arrive à des pratiques qui dépassent l'entendement. Je veux parler ici de la mode des fourrures, comme celles que l'on voit fièrement brandies sur les podiums par les mannequins de Jean-Paul Gauthier.

Oui, ça fait très sauvage, ça fait « chasseresse impitoyable » … dans l'imaginaire d'aujourd'hui. Car à l'heure actuelle, contrairement à avant, on ne porte plus la fourrure du daim qu'on a tué pour nourrir la famille ou du loup qui menaçait les troupeaux. Aujourd'hui, on porte la fourrure de l'agneau, retiré deux jours avant le terme du ventre de la brebis (sacrifiée elle aussi bien sûr) et dépecé à ce moment-là parce que c'est là que sa fourrure est la plus douce. On porte des bottes en fourrure de visons ou en peau de phoques parce que c'est trop tendance ! L'espèce est en voie de disparition ? Tant mieux, mes bottes vaudront une fortune dans 20 ans.

Un sac en fourrure de lapin. Oui mais le lapin, on le mange après ? Non.

Je passe les histoires à glacer le sang d'animaux dépecés vivants… Je ne veux pas sombrer dans le scandale…

Je ne m'appelle pas Brigitte Bardot. J'adore l'agneau (mmm irish stew) et le lapin dans mon assiette. Mais là, on dépasse les lois de la prédation naturelle et, finalement, on atteint la vraie barbarie. Parce que la vraie barbarie, elle est bien loin des vikings et des tribus celtes qui peuplaient nos contrées… La vraie barbarie aujourd'hui, elle a une odeur de papier glacé et porte des talons aiguilles.

 

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